Le référencement web est une excellente façon d’attirer des visiteurs. Les moteurs de recherche font toujours partie des sources de trafic les plus efficaces et qui permettent de convertir de nouveaux visiteurs en clients.

Néanmoins, le référencement naturel, ou Search Engine Optimisation (SEO) en anglais, est aussi souvent vu par les non-spécialistes comme très technique, et il devient alors très facile de s’y perdre. Il n’est plus suffisant d’être indexé sur Google ou sur Bing, il faut aussi être bien positionné sur les mots-clés qui rapportent.

La théorie de la longue traîne (ou Long Tail)

À la base de votre optimisation SEO se trouve la théorie de la longue traîne (ou Long Tail en anglais), popularisée en 2004 par Chris Anderson du magasine Wired. Cette théorie stipule que ce ne sont pas les mots-clés les plus populaires qui sont les plus recherchés, mais plutôt la somme totale de toutes les expressions en lien avec ce mot. L’avantage pour votre entreprise est qu’il est plus facile de se classer parmi les bonnes positions pour des mots-clés dits « long tail » que des mots-clés plus populaires.

Par exemple, si votre entreprise vend des services de comptabilité, vous savez probablement qu’être 1er sur le mot-clé « Comptabilité » est impossible, en raison de la dominance de Wikipédia à cette position. Vous pouvez utiliser des mots-clés comme « Cabinet comptable » ou même « Comptabilité pour les nuls », qui génèrent tous des volumes de recherche moins importants, mais beaucoup plus ciblés que le simple mot « Comptabilité ».

Comprendre les intentions de recherche

Un autre principe important à comprendre avant d’optimiser votre référencement est celui des intentions de recherche, c’est-à-dire les différentes façons dont les internautes effectuent leurs recherches sur les engins de recherche. Comprendre les intentions peut servir à mieux cibler les mots-clés, à augmenter le taux de clics pour ceux-ci et à créer des campagnes plus pertinentes pour l’internaute. En premier lieu, il faut comprendre que les engins de recherche sont des outils pour accéder à des sites web. Contrairement à d’autres outils, comme les liens favoris ou les réseaux de sociaux, la boîte de recherche est en fait un moyen d’expression pour l’internaute. Il exprime qu’il a un besoin, un besoin de chercher sur un sujet pour lequel il a besoin d’information.

On peut catégoriser ces besoins de recherche d’information en quatre catégories :

– Les requêtes de navigation ;

Ces requêtes sont faites afin de trouver directement un site web. Soit l’internaute ne connait pas l’adresse URL, soit il entre le nom de l’entreprise dans la barre de recherche de son navigateur favori afin de trouver encore plus rapidement le site web qu’accéder à ses favoris. Par exemple, vous pourriez chercher “FLY Conseils” sur Google afin de trouver notre site web.

– Les requêtes informatives ;

On ne considère pas les requêtes commerciales ou transactionnelles, mais bien celles qui permettent de répondre à une question. L’internaute peut désirer vouloir connaître la météo pour la journée, ou encore connaître les directions pour se rendre à un endroit précis.

– Les requêtes de recherche commerciale ;

Contrairement aux requêtes informatives, l’internaute a un besoin à combler qui est lié à une offre commerciale. Cependant, à cette étape, il n’est pas encore prêt à acheter. Il est encore au magasinage, à l’exploration et à la comparaison. Il visiter des sites afin de connaître ses options, connaître les entreprises qui offrent ce qu’il cherche, et pouvoir se faire une meilleure idée avant de prendre une décision.

Ce processus décisionnel peut prendre quelques secondes ou encore durer plusieurs mois, tout dépendant de l’importance qu’accorde l’internaute au bien ou au service. Ainsi, acheter une maison ou une automobile représente un processus plus long que d’acheter un hamburger.

– Les requêtes transactionnelles.

Le quatrième et dernier type d’intention de recherche est relié aux requêtes transactionnelles. Ce sont les requêtes plus actives, où l’internaute cherche à commettre une action.

Une transaction n’est pas seulement un achat sur un site de commerce électronique. S’abonner à une infolettre, créer un compte ou réserver un restaurant pour la Saint-Valentin sont toutes des transactions qui présentent de bonnes opportunités. Ainsi, les intentions de recherche transactionnelles vont avoir une plus grande valeur pour un site web, car le potentiel de conversion est énorme. Cependant, il est aussi possible que la compétition y soit plus forte, contrairement, par exemple, aux requêtes informatives.

Comment choisir ses mots-clés

La théorie de la longue traîne et les intentions de recherche sont deux concepts importants à comprendre. Ils illustrent le fait que l’optimisation du référencement naturel de votre site passe d’abord par la qualité, et non par la quantité.

Le monde du SEO est axé autour des mots-clés. La première étape vers une optimisation de votre référencement naturel est de déterminer votre environnement de mots-clés. Pour réussir à le faire, il faut être à l’aise avec lesbesoins de ses personas, et surtout savoir ce que vos consommateurs recherchent. Une erreur fréquence est de baser son optimisation autour de ses produits et ses services, plutôt que sur les besoins de ses clients. Vous êtes l’expert de vos produits et vous savez qu’est-ce que la porte 4100X, mais les internautes sont à la recherche d’une porte en acier.

Votre environnement de mots-clés vous permettra aussi de savoir si vous avez le contenu nécessaire à pouvoir être bien vu sur les moteurs de recherche. Petite note : chaque page doit être positionnée pour un seul mot-clé. Ainsi, si vous voulez être positionné sur 100 mots-clés différents, vous aurez besoin de 100 pages différentes.

Améliorer son référencement web passe par deux catégories d’actions : le référencement sur votre site (« on-page ») et le référencement en dehors de votre site (« off-page »).

Optimiser le référencement « on-page »

Votre site web est composé de plusieurs pages. Chacune de ces pages doit avoir son propre positionnement, basé autour d’un mot-clé spécifique. Pour optimiser le SEO d’une page, il y a deux éléments sur lesquels on peut avoir le contrôle : le contenu (texte, images, …) et le code source de la page.

Offrir du contenu pertinent

D’abord, en ce qui a train à votre contenu, il est absolument indispensable que le mot-clé spécifique de la page, celui sur lequel vous voulez positionner cette page, se retrouve dans le texte. On doit d’abord optimiser son contenu pour vos visiteurs et non pas pour les moteurs de recherche. Si votre objectif est d’être bien positionné sur Google, vous devez offrir le meilleur contenu sur ce sujet. Pas le 2e meilleur contenu, mais le meilleur : celui qui va intéresser vos visiteurs.

Également, pour le nombre de mots, ayez comme objectif d’avoir au moins 500 mots par page. Votre contenu doit être unique, c’est-à-dire ne pas être copié d’une autre section de votre site ou de celui d’un compétiteur et être pertinent. Votre texte doit être agréable à lire, c’est-à-dire séparé en paragraphes et divisé avec des balises d’en-tête <h1>, <h2>, <h3>.

Les balises SEO et votre code-source

C’est ici que ça devient un peu plus technique : si vous n’avez expérience en programmation, je vous suggère fortement de lire cette section avec une personne qui s’y connaît. Si vous utilisez WordPress, l’extension WordPress SEO de Yoast peut vous aider, sans avoir à modifier le code-source de votre site.

Le code-source de chaque page est lu par les moteurs de recherche et permet aux moteurs de recherche d’avoir une bonne indication de la pertinence de votre page. Ainsi, il décortique le tout et présente le tout sous forme d’aperçu. Par exemple, un exemple d’aperçu pour une recherche « Portes d’acier » :

apercu-referencement-web

Cet aperçu a trois composantes : un titre (Portes d’acier | AZY inc.), un lien URL (www.azy.com/portes/portes-acier) et une description (AZY est votre fabricant de porte….). Ces trois éléments doivent contenir votre mot-clé à cibler, à travers les balises de votre code-source :

  • Titre
    La balise Titre est présente dans votre code-source au niveau de l’en-tête, sous le format <title>Votre titre </title>. Par exemple, pour l’aperçu présenté, la balise serait <title>Portes d’acier | AZY inc.</title>. Il est recommandé d’avoir moins de 50 caractères dans sa balise, mais cette règle est variable, car Google limite l’affichage des titres dans son moteur de recherche en fonction de la largeur de pixel de chaque caractère.
  • Lien URL
    Le lien URL n’est pas un code-source particulier à modifier, mais plutôt une composante technique. Cela peut être le nom du fichier (.html), ou encore une configuration au niveau serveur. Le but est, encore une fois, d’avoir votre mot-clé dans l’url (ex. : portes-acier) plutôt qu’un lien URL comme x1992d. Ça facilite le travail des moteurs de recherche, mais aussi celui de votre visiteur, qui sait alors ce à quoi s’attendre !
  • Description
    La balise description offre un aperçu rapide de votre page. Elle se retrouve, comme la balise titre, dans l’entête du code source de la page. Il est recommandé d’avoir une balise description de 140 caractères ou moins, tout spécialement sur les pages de contenu dynamique (comme le blogue), où les engins de recherche vont ajouter automatiquement la date à cette balise.Son format est : <meta name=”descriptioncontent=”Description” />.
    Par exemple, pour l’aperçu présenté plus haut, on retrouve : <meta name=”description” content=”AZY est votre fabricant de porte d’acier conçues sur mesure selon vos besoins. Nous offrons des portes de qualité depuis 1959 et livrons partout au Québec.”>

Petite note complémentaire au niveau de ces trois balises : elles doivent être uniques pour chaque page, c’est à dire qu’il n’est pas possible de copier-coller une même balise.

En terminant, au niveau de l’optimisation sur le site, n’oubliez pas que les moteurs de recherche peuvent uniquement lire le texte, et non pas les images. Si vous avez des images, un petit conseil : assurez-vous que leur nom de fichier soit représentatif (ex. : porte-acier.jpg plutôt que dsc1882.jpg), en plus d’utiliser une balise spécifique, soit la balise ALT.

Dans le code-source, vous verrez : <img src=“porte-acier.jpg” alt=“Porte d’acier”>

Optimisation hors page

Et non, votre travail n’est pas encore terminé ! D’ailleurs, les facteurs SEO sur la page ne pèsent que seulement 20% dans l’algorithme des moteurs de recherche. C’est avec le travail hors site, soit par le biais de l’acquisition de liens, que vous serez en mesure de donner un réel impact à votre référencement naturel. Cependant, petite mise en garde, il s’agit de la partie la plus longue et la plus difficile, celle où vous ne verrez pas de résultats directs avant trois à six mois.

Le lien est la partie la plus cruciale du web. C’est ce qui permet aux robots des moteurs de recherche de parcourir le web et à vos visiteurs de découvrir du contenu pertinent. Ainsi, Google et Bing surveillent de près les liens que vous faites vers d’autres sites, mais aussi ceux que vous recevez. Après tout, si dans la vie, ceux qui ressemblent s’assemble, sur le web aussi ! Les sites qui offrent du contenu qualité de qualité vont référer vers ceux qui offrent du contenu de qualité, et ceux qui offrent du contenu spam… vont habituellement référer vers d’autres sites du offrent du contenu spam.

Liens externes

L’optimisation de votre référencement organique hors-site passe, en premier lieu, par l’acquisition de liens de qualité. Qu’est-ce qu’un lien de qualité au fait? C’est un lien provenant d’un site qui a une pertinence plus grande que vous. Par exemple, La Presse a une plus grande pertinente que votre journal de quartier. La pertinence se calcule par un indicateur (appelé le Page Rank chez Google, qui est maintenant gardé secret), ou selon l’autorité du domaine. Peu importe le chiffre, ce qui est important de garder en tête c’est le lien direct entre votre site et celui qui réfère vers vous. Encore une fois, la recette est de miser sur la qualité des liens, et non pas sur un plus grand nombre de liens entrants.

Plusieurs compagnies ont, par le passé, misé sur l’achat de liens entrants afin d’augmenter leur position dans les résultats des moteurs de recherche. Bien que cette pratique existe toujours aujourd’hui, il est important de mentionner que cette pratique est à proscrire, puisqu’elle est fortement pénalisée par les moteurs de recherche lorsqu’ils arrivent à la déceler.

Également, les robots observent le texte du lien. Par exemple, les textes de lien ont tendance à être « Cliquez ici », « En voir plus », ou « Accueil ». C’est ce texte qui identifie le lien. Si le texte du lien est « le spécialiste de la porte d’acier », cela indique au robot que vous êtes pertinent pour cette expression. Un outil comme le Open Site Explorer de Moz vous permet d’obtenir une liste de vos liens, en plus de rapidement voir l’autorité de chaque lien.

Liens sur votre site

Les moteurs de recherche vont également voir les liens que vous faites vous-même, sur votre propre site ! Que ce soit des liens internes (vers votre propre domaine) ou externes (vers d’autres sites), ces liens comptent. Il faut donc que le texte de chaque lien soit facilement identifiable (évitez les « cliquez ici »).

Portez une attention particulière à ne pas faire de liens pour « cannibaliser » votre positionnement. Par exemple, si vous souhaiter être le plus pertinent sur le mot « Porte d’acier », vous devez éviter de faire des liens vers d’autres sites avec le même texte de lien.

Réseaux sociaux

Parlant de référencement hors-site, le sujet des réseaux sociaux est inévitable. Au cours des dernières années, les moteurs de recherche ont raffiné leur algorithme afin de donner un certain poids aux liens partagés sur les réseaux sociaux. Il y a donc un impact à être présent sur les réseaux sociaux, et à partager votre contenu. Il ne suffit pas d’être présent, il faut également avoir une stratégie médias sociaux efficace.

En résumé

Un ensemble d’éléments sur votre site ainsi qu’à l’extérieur de celui-ci peuvent avoir un impact sur la quantité et la qualité du trafic que vous arriverez à générer par l’entremise du référencement. Retenez toutefois que l’élément principal sur lequel vous avez un contrôle total et qui a un impact capital sur le référencement est le contenu de votre site.

Attardez-vous donc à comprendre comment vos visiteurs parviendront à vous trouver sur le web et créez le contenu qui leur permettra de le faire le plus facilement possible !

Et vous, quelle est votre recette gagnante pour optimiser votre référencement ?